đź“‹ En bref
- ▸ Les retraités en France se tournent de plus en plus vers la formation continue pour rester actifs et lutter contre l'isolement. Ils cherchent également à préparer une reconversion professionnelle ou à compléter leurs revenus face à un système de retraites sous tension. Des organismes proposent des formations adaptées pour les aider à gérer cette transition.
Formation pour retraités : développez vos compétences après la vie active #
Pourquoi choisir une formation après la retraite ? #
Nous observons depuis plusieurs années une montée nette de l’appétence des seniors pour la formation continue. La DREES indiquait, dans son panorama des retraites publié en 2025, que la France comptait déjà 17,2 millions de personnes retraitées fin 2023, avec une progression de 1,3 % en un an. Dans le même temps, l’OCDE souligne que seulement 31 % des 60‑65 ans ont suivi une formation formelle ou informelle en 2023, contre plus de 60 % chez les 25‑29 ans. Ce décalage révèle un potentiel considérable, surtout quand on sait que le taux d’emploi des 60‑64 ans reste autour de 42 % en début 2025, selon les analyses sur l’emploi des seniors.
Les motivations principales des retraités qui se tournent vers la formation sont très structurées, loin de l’idée d’un simple passe‑temps ?. Nous voyons notamment :
À lire Épargne retraite : comment optimiser votre avenir financier dès maintenant
- Rester intellectuellement actif : se former entretient la mémoire, l’attention, les capacités d’analyse, ce qui contribue à retarder certains effets du vieillissement cognitif.
- Lutter contre l’isolement : participer à une formation en présentiel ou en ligne, c’est rejoindre un groupe, échanger, construire des projets collectifs.
- Préparer une reconversion après la retraite : de nombreux retraités souhaitent démarrer une nouvelle activité, souvent plus flexible, en indépendant ou en portage salarial.
- Réussir un cumul emploi-retraite : avec un système de retraites sous tension – le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) évoque un déficit de 1,7 milliard d’euros en 2024 – beaucoup cherchent à compléter leurs revenus par une activité rémunérée.
Nous constatons aussi des besoins plus personnels : intégrer les enjeux de la transition entre vie professionnelle et retraite, organiser son temps, réajuster son budget, construire un projet de vie. Des organismes spécialisés proposent déjà des formations de préparation à la retraite, abordant la gestion du temps, la santé, les finances, le projet de vie et l’adaptation psychologique. Ce modèle de formation, conçu à l’origine pour des salariés encore en poste, reste pertinent comme référence pour concevoir des parcours ciblant les plus de 60 ans.
Au niveau vécu, les témoignages sont parlants. Un ancien ingénieur de Lyon, métropole d’Auvergne‑Rhône‑Alpes, nous confiait suivre un cycle de formation au numérique dans une médiathèque municipale, pour maîtriser la visioconférence et les réseaux sociaux, afin de communiquer régulièrement avec ses petits‑enfants installés à Montréal, au Canada. Une ex‑cadre commerciale en région Île‑de‑France suit, elle, un cursus court en consulting indépendant auprès d’un organisme certifié QUALIOPI, pour lancer une activité de consultante à temps partiel, en cumul emploi‑retraite, sur son expertise en grande distribution.
- Idée clé : la formation pour retraités répond autant à des enjeux économiques qu’à des besoins identitaires, sociaux et cognitifs.
- Tendance lourde : un nombre croissant de retraités souhaitent une retraite active, structurée autour de projets, plutôt qu’un retrait complet.
Quels types de formations sont accessibles aux retraités ? #
Le marché français de la formation professionnelle est massif : selon une synthèse publiée en 2025, on compte 128 137 organismes de formation et plus de 227 844 formations référencées sur le catalogue CPF. Cette offre profite de plus en plus aux plus de 55 ans, même si ceux‑ci restent moins présents que les actifs plus jeunes. Pour un retraité, la difficulté n’est donc pas de trouver une formation, mais de choisir un format adapté à son rythme, à son niveau et à ses objectifs.
Nous distinguons plusieurs grandes catégories de formations pour seniors, avec des usages bien différenciés :
À lire Loi Madelin : Avantages et impact sur votre retraite dès 2025
- Cours en ligne et MOOC : des plateformes comme FUN‑MOOC (initiative de l’Université numérique française), Coursera, edX ou OpenClassrooms offrent des centaines de cours en informatique, langues étrangères, gestion de projet, marketing digital, souvent gratuits ou peu coûteux. Plus de la moitié des formations financées par le CPF sont déjà suivies à distance, avec un taux de 52 % en 2022 contre 6 % en 2019, ce qui illustre un basculement rapide.
- Ateliers en présentiel dans les MJC, centres sociaux, médiathèques, associations de quartier ou structures spécialisées comme les clubs d’aînés. On y retrouve des sessions d’initiation à l’ordinateur, à la cybersécurité, aux réseaux sociaux, aux arts plastiques, à la photographie ou à la musique.
- Universités du temps libre et universités inter‑âges : des établissements comme l’Université permanente de Paris, l’Université du Temps Libre de Nantes ou encore l’Université du Temps Libre de Toulouse organisent des cycles de conférences, des cours de philosophie, d’histoire, de droit, de géopolitique ou de langues, à tarifs modérés. À l’université, un cursus de 30 heures pour seniors peut tourner autour de 300 €, ce qui reste accessible pour beaucoup de retraités autonomes financièrement.
- Programmes certifiants courts ou longs : certains organismes, comme IFOCOP (acteur de la formation professionnelle dans les métiers tertiaires) ou les GRETA de l’Éducation nationale, proposent des titres professionnels accessibles aux plus de 50 ans. France Travail, avec le programme Atout Senior lancé en 2023, vise par exemple à former 1 000 seniors d’ici fin 2025 avec un objectif de 80 % de retour à l’emploi.
Les domaines les plus recherchés par les retraités se concentrent sur des compétences immédiatement utiles ou motivantes :
- Informatique et numérique : prise en main de Windows 11 ou de macOS, usage sécurisé d’Internet, gestion de mots de passe, achats en ligne, banque à distance, visioconférence avec Zoom ou Microsoft Teams.
- Langues étrangères : anglais pour voyager, espagnol pour des séjours en Espagne ou en Amérique latine, italien pour un projet de vacances de longue durée, souvent avec des outils comme Duolingo ou des cours en présentiel.
- Arts et loisirs créatifs : peinture, écriture, théâtre, chant, permettant de structurer la semaine autour d’activités stimulantes.
- Création d’entreprise et micro‑entreprise : formations portées par des réseaux comme BGE, réseau d’accompagnement à la création d’entreprise, ou des chambres de commerce et d’industrie, pour déclarer une activité, gérer sa comptabilité simplifiée, communiquer sur Facebook ou Instagram.
- Formations de préparation à la retraite : modules proposés en amont du départ, par des cabinets spécialisés en gestion de carrière, couvrant analyse de ses droits à la retraite, projet de vie post‑carrière, impacts psychologiques et financiers. Leur structure est très utile pour penser des cycles de formation post‑retraite.
À notre avis, la clé pour un retraité consiste à combiner un format souple (MOOC, ateliers courts) avec, si besoin, un programme plus structuré de type certificat, pour ceux qui envisagent réellement une reconversion après la retraite ou un retour à l’emploi partiel.
CPF, retraite et financement de sa formation après 60 ans #
Le Compte Personnel de Formation (CPF) reste l’outil central pour financer une formation professionnelle avant et autour du départ à la retraite. Juridiquement, le CPF est alimenté, pour un salarié à temps plein, à hauteur de 500 € par an, plafonnés à 5 000 €. Certains publics, notamment les personnes peu qualifiées, peuvent bénéficier d’un plafond porté à 8 000 €. Depuis le lancement de l’application Mon Compte Formation en novembre 2019, plus de 4,53 millions de dossiers ont été acceptés, représentant près de 6 milliards d’euros dépensés, avec un montant moyen par formation d’environ 1 334 €.
Le point clé pour les retraités se situe sur l’articulation entre CPF et retraite. Le principe général repose sur les règles suivantes :
- Le CPF est utilisable jusqu’au départ à la retraite pour financer une formation en lien avec un projet professionnel ou de reconversion.
- Une fois en retraite complète, sans activité, le compte n’est plus alimenté, et les droits ne peuvent plus, en principe, être mobilisés pour une formation purement personnelle.
- En cas de cumul emploi-retraite, autrement dit si vous percevez une pension tout en exerçant une activité professionnelle, vous pouvez continuer à acquérir des droits CPF, tant que vous n’avez pas atteint 67 ans et que la formation s’inscrit dans un objectif professionnel.
- Au‑delà de 67 ans, les droits CPF cessent d’être mobilisables, même en cas de poursuite d’activité, conformément aux textes relayés par le ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion et aux analyses juridiques récentes.
Depuis 2024‑2025, un mécanisme de reste à charge obligatoire a été instauré pour les titulaires de CPF : toute personne mobilisant son compte doit, théoriquement, payer au minimum 102,23 € sur ses fonds propres, sauf prise en charge par l’employeur ou un OPCO (opérateur de compétences). Ce reste à charge peut être remboursé ou pris en charge dans le cadre d’un accord d’entreprise, d’un plan de développement des compétences ou d’un dispositif d’aide complémentaire.
Pour les retraités, d’autres pistes de financement existent et méritent d’être explorées de manière systématique :
- Dispositifs régionaux : certaines régions, comme la Région Grand Est, ont mis en place des abondements CPF spécifiques pour les demandeurs d’emploi seniors, ou des aides à la reconversion pour les plus de 55 ans.
- France Travail : pour les retraités qui perçoivent une pension et se réinscrivent comme demandeurs d’emploi, des aides à la formation peuvent être mobilisées, notamment via l’Aide Individuelle à la Formation (AIF).
- Universités et organismes publics : les universités du temps libre, les universités inter‑âges, les centres sociaux municipaux proposent des tarifs réduits, voire des gratuités, pour les plus de 60 ans.
- Associations : des structures comme Emmaüs Connect ou certaines associations de médiation numérique offrent des formations aux outils digitaux pour des sommes très modiques, parfois subventionnées par des collectivités ou par des entreprises comme Orange, opérateur télécom.
Notre avis, très concret : pour optimiser vos droits, mieux vaut vérifier votre CPF sur la plateforme officielle au moins deux ans avant votre départ prévisionnel, anticiper les délais administratifs (au moins 11 jours ouvrés entre la demande et le début de la formation) et éviter d’attendre la dernière année avant la retraite. Cette anticipation laisse le temps de construire un projet cohérent, surtout si vous envisagez un cumul emploi‑retraite ou une micro‑entreprise.
Les bénéfices cognitifs, sociaux et psychologiques de la formation à la retraite #
Au‑delà de l’aspect économique, la formation pour retraités s’impose comme un véritable levier de santé mentale et de bien‑être global. De nombreuses études en neurosciences cognitives, menées par des équipes comme celles de l’Inserm ou de l’Université de Caen Normandie, montrent que l’engagement régulier dans des activités intellectuelles complexes – apprentissage d’une langue, résolution de problèmes, participation à des ateliers créatifs – peut contribuer à retarder l’apparition de troubles cognitifs liés à l’âge. L’idée de réserve cognitive est centrale : plus nous sollicitons notre cerveau, plus nous préservons nos capacités.
Pour un retraité, suivre une formation structurée crée un cadre qui stimule les fonctions exécutives (planification, attention, mémoire de travail). Un cycle de cours hebdomadaire en anglais conversationnel ou une formation de 6 mois à l’utilisation avancée d’Internet mobilisent des compétences variées, du langage à la mémoire, en passant par la motricité fine (saisie au clavier, utilisation d’une tablette). Nous voyons aussi une réduction du sentiment de déclin, car les participants prennent conscience de leur capacité à apprendre encore, même après 65 ou 70 ans.
- Bénéfice cognitif clé : ralentissement possible du déclin de certaines fonctions, sentiment de maîtrise renforcé, meilleure gestion des tâches du quotidien numérique.
- Bénéfice émotionnel : fierté de réussir une certification, un examen de langue, ou de mener à terme un projet collectif, ce qui soutient l’estime de soi.
Sur le plan social, la formation agit comme un antidote puissant à la solitude. Des groupes de retraités qui suivent, par exemple, un module d’initiation à l’informatique dans une médiathèque de Rennes, en Bretagne, montent parfois des projets collaboratifs : journal de quartier publié sur un blog WordPress, chaîne YouTube consacrée au patrimoine local, ateliers d’aide numérique pour d’autres seniors. Ces dynamiques créent des communautés d’apprentissage intergénérationnelles, où des étudiants plus jeunes accompagnent des retraités sur des sujets techniques, dans le cadre de programmes de tutorat.
Nous insistons sur la dimension identitaire : la formation permet de continuer à se sentir utile, compétent, légitime. Pour une ancienne infirmière de Marseille, région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur, suivre une formation à la gestion de projet associatif via une plateforme comme Moodle lui a permis de structurer un programme de visites de convivialité auprès de personnes âgées isolées. Elle se définit à nouveau par ses compétences et ses contributions, non uniquement par son statut de retraitée.
- Point à retenir : se former à la retraite nourrit à la fois le cerveau, le réseau social et le sentiment de sens, trois piliers documentés de la longévité en bonne santé.
Témoignages inspirants de retraités qui se forment #
Pour donner de la chair aux statistiques, nous pouvons nous appuyer sur plusieurs portraits, issus de retours de terrain d’organismes de formation et de structures d’accompagnement comme France Travail ou des universités permanentes.
- Claire Martin, ancienne cadre marketing à Paris : à 63 ans, elle dispose d’un CPF abondant, proche du plafond de 5 000 €. En 2024, elle s’inscrit à une formation certifiante en coaching professionnel de 9 mois, dispensée par un institut spécialisé reconnu par la Fédération Internationale de Coaching (ICF). Le coût total est de 4 200 €, financé quasi intégralement par son CPF, avec un reste à charge de 102,23 €. À 64 ans, elle crée une activité de coach indépendante sous le statut de micro‑entreprise, en cumul emploi‑retraite. Elle accompagne des jeunes managers de start‑up de la French Tech Paris‑Saclay.
- Jean‑Luc Bernard, ancien ouvrier dans l’industrie automobile à Douai, Hauts‑de‑France : après un départ anticipé, il se sent déconnecté des outils numériques. Il suit une formation de 70 heures à la création de sites internet avec WordPress, proposée par un organisme régional labellisé QUALIOPI, cofinancée par le Conseil régional des Hauts‑de‑France. Il lance ensuite un blog très fréquenté sur le bricolage domestique, monétisé via les programmes d’affiliation d’Amazon France.
- Marie et André Dubois, couple de retraités à Grenoble, Auvergne‑Rhône‑Alpes : ils décident, en 2023, de suivre deux formations en parallèle : une formation en espagnol B1 à l’Université Inter‑Âges de Grenoble et un module en ligne de gestion de projet sur Coursera, adossé à l’Université de Californie à Irvine. Leur objectif : organiser des voyages solidaires en Amérique du Sud. En 2025, ils montent un partenariat avec une ONG locale au Pérou, et encadrent des séjours de volontariat pour des groupes de Francophones.
- Sonia Perez, 68 ans, bénévole à Lille, Hauts‑de‑France : engagée dans une association d’aide alimentaire, elle suit une formation à distance en communication digitale et gestion de projet financée via un dispositif d’économie sociale et solidaire. Elle structure la présence de l’association sur Facebook et Instagram, augmente de 40 % les dons en ligne en un an, et forme d’autres bénévoles au numérique.
Ces récits montrent un schéma récurrent :
- Un point de départ clair : besoin de revenus complémentaires, désir de transmettre, volonté de voyager autrement, envie de comprendre le numérique.
- Un choix de formation adapté : durée raisonnable, rythme compatible avec la vie quotidienne, organisme sérieux, mode de financement sécurisé.
- Des compétences identifiées : numériques, linguistiques, relationnelles, organisationnelles, transférables dans plusieurs contextes.
- Un impact concret : nouvelle activité rémunérée, projets associatifs renforcés, réseau social élargi, sentiment d’accomplissement renouvelé.
À nos yeux, ce type de témoignage vaut autant qu’une campagne institutionnelle : il rassure, motive et démontre que le passage à l’action est possible, même en ayant quitté la vie professionnelle depuis plusieurs années.
Erreurs à éviter lorsqu’on choisit une formation à la retraite #
Le marché de la formation, très dynamique – avec 27,6 milliards d’euros consacrés à la formation professionnelle en France, toutes sources confondues – attire aussi des acteurs de qualité variable. Pour un retraité, certaines erreurs pèsent particulièrement lourd, financièrement et moralement. Nous en identifions plusieurs, que nous voyons revenir fréquemment.
- Choisir une formation non adaptée à son niveau ou à son rythme : se lancer dans un cursus intensif de développement web de 900 heures sans base informatique peut générer découragement et fatigue, surtout en cas de contraintes de santé. Il vaut mieux privilégier des modules progressifs, avec une pédagogie pensée pour le public senior, des pauses, des supports imprimés et un accompagnement individualisé.
- S’inscrire auprès d’un organisme peu fiable : certains acteurs non certifiés ou mal référencés profitent du CPF pour vendre des formations génériques peu utiles. L’absence de certification QUALIOPI, d’avis vérifiés ou de références claires doit alerter. Un organisme sérieux présente ses résultats (taux de satisfaction, taux de certification, taux de retour à l’emploi) comme le fait, par exemple, IFOCOP avec un taux de retour à l’emploi supérieur à 80 %.
- Ignorer les règles de financement : beaucoup de seniors pensent pouvoir utiliser le CPF indéfiniment, alors que son usage est limité à certains âges et encadré par la notion de projet professionnel. Méconnaître le plafond, le reste à charge de 102,23 €, les délais administratifs de Mon Compte Formation ou les limites d’âge peut conduire à des restes à payer importants ou à un refus de prise en charge.
- Ne pas clarifier ses objectifs : se lancer dans une formation longue alors que l’objectif réel est simplement de mieux gérer ses photos de famille sur une tablette entraîne une inadéquation entre le besoin et la réponse. À l’inverse, choisir une courte initiation, alors que l’on vise une reconversion sérieuse, risque d’être insuffisant.
Nous conseillons d’utiliser une grille de lecture simple pour évaluer une formation pour retraités :
- Éligibilité CPF ou autres financements : la formation figure‑t‑elle sur le catalogue officiel ? Des abondements régionaux existent‑ils pour votre tranche d’âge ?
- Crédibilité de l’organisme : certification QUALIOPI, ancienneté, secteur d’activité, bilan chiffré, partenariats (avec des universités, France Travail, des régions).
- Accessibilité aux publics seniors : horaires, modalités hybrides ou à distance, accompagnement individuel, prise en compte de rythmes d’apprentissage variés.
- Alignement avec un projet global de vie : la formation s’inscrit‑elle dans une vision plus large de votre retraite (voyages, bénévolat, entrepreneuriat, prolongation d’activité) ou sert‑elle seulement à occuper du temps ?
À notre sens, une formation réussie à la retraite est une brique d’un projet de vie global, non une simple activité de remplissage. C’est cette cohérence qui maximise le retour sur investissement, financier comme psychologique.
Ressources pratiques et étapes pour passer à l’action #
Pour transformer une intention en action concrète, nous suggérons de vous appuyer sur un écosystème de ressources déjà bien structuré, qui couvre la quasi‑totalité des besoins des seniors en matière de formation. L’enjeu consiste à articuler ces ressources, non à les multiplier.
- Plateformes de formation en ligne : FUN‑MOOC pour les cours universitaires francophones, OpenClassrooms pour le numérique et la reconversion, Coursera et edX pour des programmes internationaux adossés à des universités comme Stanford University ou le MIT.
- Sites officiels sur le CPF : l’application Mon Compte Formation permet de consulter vos droits en euros, de rechercher une formation éligible, de s’inscrire et de payer en ligne, avec un délai légal minimal de 11 jours ouvrés entre l’acceptation de l’offre et le début du parcours.
- Portails gouvernementaux : les sites du ministère du Travail, de la DREES, de l’INSEE ou du Conseil d’Orientation des Retraites offrent des éclairages sur les tendances, l’emploi des seniors et l’évolution du système de retraite.
- Dispositifs dédiés aux plus de 50 ans : le programme Atout Senior de France Travail ou les parcours régionaux d’accompagnement à la reconversion des 50‑60 ans, associant bilan de compétences, ateliers collectifs et formations certifiantes.
- Réseau local : universités du temps libre, universités inter‑âges, centres sociaux, MJC, médiathèques, associations de quartier, qui proposent des cycles dédiés aux retraités, souvent à coûts réduits, subventionnés par des municipalités comme Toulouse, Nantes ou Bordeaux.
Pour structurer une démarche pragmatique, nous recommandons une méthodologie en quatre temps, simple et robuste :
- 1. Clarifier ses envies et ses besoins : souhaitez‑vous avant tout un loisir intellectuel, une reconversion, un complément de revenus, une montée en compétences numériques ou un engagement associatif plus structuré ?
- 2. Vérifier ses droits et aides : consulter vos droits sur Mon Compte Formation, contacter un conseiller France Travail si vous êtes en recherche d’activité, explorer les aides régionales spécifiques aux seniors.
- 3. Sélectionner quelques organismes sérieux : comparer 3 ou 4 options, vérifier la certification QUALIOPI, analyser les avis d’anciens stagiaires, demander un entretien préalable avec un conseiller pédagogique.
- 4. Commencer par une formation courte “test” : un module de 10 à 20 heures en présentiel ou en ligne permet de se remettre dans le bain, de valider sa capacité à suivre une formation et d’ajuster le rythme.
À notre avis, cette approche graduée limite les risques d’abandon, tout en vous donnant rapidement des résultats tangibles, qu’il s’agisse de mieux utiliser un smartphone, de tenir une conversation de base en anglais ou de formaliser un projet d’activité indépendante.
Transformer la retraite en projet d’apprentissage continu #
La formation pour retraités n’a plus rien d’un luxe réservé à quelques passionnés. Dans un contexte où la part des plus de 65 ans atteint déjà plus de 22 % de la population française, selon les estimations de début 2025, et où le système de retraite fait face à un déficit mesuré à 0,1 % du PIB, nous voyons au contraire se dessiner une nouvelle norme : celle d’une retraite envisagée comme un projet d’apprentissage continu.
Nous sommes convaincus qu’il est possible de concilier plaisir, utilité et sécurité financière grâce à des formations adaptées aux seniors : qu’elles soient professionnelles, culturelles, numériques ou artistiques. Le CPF offre un levier puissant, dans un cadre d’utilisation précis – projet professionnel, limites d’âge, reste à charge – mais il n’épuise pas les possibilités : programmes régionaux, actions de France Travail, universités du temps libre, associations et médiathèques composent un écosystème riche, souvent sous‑utilisé.
- Message central : se former à la retraite, c’est se donner les moyens d’habiter pleinement cette phase de vie, plutôt que de la subir.
La prochaine étape peut être très simple : identifier un premier domaine que vous aimeriez explorer – numérique, langue étrangère, art, création d’activité, bénévolat organisé – puis utiliser les ressources évoquées pour repérer une première formation courte, à votre mesure. Une fois ce premier pas franchi, l’expérience montre que beaucoup de retraités enchaînent avec d’autres modules, construisant peu à peu un véritable parcours d’apprentissage tout au long de la vie, qui redonne du sens et ouvre de nouvelles perspectives, bien après la dernière fiche de paie.
đź”§ Ressources Pratiques et Outils #
📍 Formation Retraite à Paris
Groupe Lexom
Formation : « Préparer sereinement sa retraite »
Lieu : Paris – 75000
Dates : session du 13 octobre 2025 au 14 octobre 2025
Tarif : sur devis – Obtenir un devis Gratuit
Contact : formulaire de contact disponible sur le site.
🛠️ Outils et Calculateurs
Compte Personnel de Formation (CPF)
Utilisez le CPF pour financer vos formations. Consultez vos droits sur moncompteformation.gouv.fr.
👥 Communauté et Experts
Ifocop – Programme Atout Senior
Formation pour les plus de 50 ans, avec 22 formations mĂ©tiers certifiantes. Plus d’infos sur ifocop.fr.
France Travail – Co-porteur du programme Atout Senior. Plus de détails sur francetravail.fr.
Découvrez des formations adaptées aux retraités à Paris, comme celle du Groupe Lexom, et utilisez le CPF pour financer votre apprentissage. Rejoignez des programmes comme Atout Senior pour une reconversion réussie.
Plan de l'article
- Formation pour retraités : développez vos compétences après la vie active
- Pourquoi choisir une formation après la retraite ?
- Quels types de formations sont accessibles aux retraités ?
- CPF, retraite et financement de sa formation après 60 ans
- Les bénéfices cognitifs, sociaux et psychologiques de la formation à la retraite
- Témoignages inspirants de retraités qui se forment
- Erreurs à éviter lorsqu’on choisit une formation à la retraite
- Ressources pratiques et étapes pour passer à l’action
- Transformer la retraite en projet d’apprentissage continu
- đź”§ Ressources Pratiques et Outils