Pourquoi les retraités se tournent vers la formation continue en 2025

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  • â–¸ Les retraitĂ©s en France se tournent de plus en plus vers la formation continue pour rester actifs et lutter contre l'isolement. Ils cherchent Ă©galement Ă  prĂ©parer une reconversion professionnelle ou Ă  complĂ©ter leurs revenus face Ă  un système de retraites sous tension. Des organismes proposent des formations adaptĂ©es pour les aider Ă  gĂ©rer cette transition.

Formation pour retraités : développez vos compétences après la vie active #

Pourquoi choisir une formation après la retraite ? #

Nous observons depuis plusieurs annĂ©es une montĂ©e nette de l’appĂ©tence des seniors pour la formation continue. La DREES indiquait, dans son panorama des retraites publiĂ© en 2025, que la France comptait dĂ©jĂ  17,2 millions de personnes retraitĂ©es fin 2023, avec une progression de 1,3 % en un an. Dans le mĂŞme temps, l’OCDE souligne que seulement 31 % des 60‑65 ans ont suivi une formation formelle ou informelle en 2023, contre plus de 60 % chez les 25‑29 ans. Ce dĂ©calage rĂ©vèle un potentiel considĂ©rable, surtout quand on sait que le taux d’emploi des 60‑64 ans reste autour de 42 % en dĂ©but 2025, selon les analyses sur l’emploi des seniors.

Les motivations principales des retraités qui se tournent vers la formation sont très structurées, loin de l’idée d’un simple passe‑temps ?. Nous voyons notamment :

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  • Rester intellectuellement actif : se former entretient la mĂ©moire, l’attention, les capacitĂ©s d’analyse, ce qui contribue Ă  retarder certains effets du vieillissement cognitif.
  • Lutter contre l’isolement : participer Ă  une formation en prĂ©sentiel ou en ligne, c’est rejoindre un groupe, Ă©changer, construire des projets collectifs.
  • PrĂ©parer une reconversion après la retraite : de nombreux retraitĂ©s souhaitent dĂ©marrer une nouvelle activitĂ©, souvent plus flexible, en indĂ©pendant ou en portage salarial.
  • RĂ©ussir un cumul emploi-retraite : avec un système de retraites sous tension – le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) Ă©voque un dĂ©ficit de 1,7 milliard d’euros en 2024 – beaucoup cherchent Ă  complĂ©ter leurs revenus par une activitĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e.

Nous constatons aussi des besoins plus personnels : intégrer les enjeux de la transition entre vie professionnelle et retraite, organiser son temps, réajuster son budget, construire un projet de vie. Des organismes spécialisés proposent déjà des formations de préparation à la retraite, abordant la gestion du temps, la santé, les finances, le projet de vie et l’adaptation psychologique. Ce modèle de formation, conçu à l’origine pour des salariés encore en poste, reste pertinent comme référence pour concevoir des parcours ciblant les plus de 60 ans.

Au niveau vécu, les témoignages sont parlants. Un ancien ingénieur de Lyon, métropole d’Auvergne‑Rhône‑Alpes, nous confiait suivre un cycle de formation au numérique dans une médiathèque municipale, pour maîtriser la visioconférence et les réseaux sociaux, afin de communiquer régulièrement avec ses petits‑enfants installés à Montréal, au Canada. Une ex‑cadre commerciale en région Île‑de‑France suit, elle, un cursus court en consulting indépendant auprès d’un organisme certifié QUALIOPI, pour lancer une activité de consultante à temps partiel, en cumul emploi‑retraite, sur son expertise en grande distribution.

  • IdĂ©e clĂ© : la formation pour retraitĂ©s rĂ©pond autant Ă  des enjeux Ă©conomiques qu’à des besoins identitaires, sociaux et cognitifs.
  • Tendance lourde : un nombre croissant de retraitĂ©s souhaitent une retraite active, structurĂ©e autour de projets, plutĂ´t qu’un retrait complet.

Quels types de formations sont accessibles aux retraitĂ©s ? #

Le marchĂ© français de la formation professionnelle est massif : selon une synthèse publiĂ©e en 2025, on compte 128 137 organismes de formation et plus de 227 844 formations rĂ©fĂ©rencĂ©es sur le catalogue CPF. Cette offre profite de plus en plus aux plus de 55 ans, mĂŞme si ceux‑ci restent moins prĂ©sents que les actifs plus jeunes. Pour un retraitĂ©, la difficultĂ© n’est donc pas de trouver une formation, mais de choisir un format adaptĂ© Ă  son rythme, Ă  son niveau et Ă  ses objectifs.

Nous distinguons plusieurs grandes catégories de formations pour seniors, avec des usages bien différenciés :

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  • Cours en ligne et MOOC : des plateformes comme FUN‑MOOC (initiative de l’UniversitĂ© numĂ©rique française), Coursera, edX ou OpenClassrooms offrent des centaines de cours en informatique, langues Ă©trangères, gestion de projet, marketing digital, souvent gratuits ou peu coĂ»teux. Plus de la moitiĂ© des formations financĂ©es par le CPF sont dĂ©jĂ  suivies Ă  distance, avec un taux de 52 % en 2022 contre 6 % en 2019, ce qui illustre un basculement rapide.
  • Ateliers en prĂ©sentiel dans les MJC, centres sociaux, mĂ©diathèques, associations de quartier ou structures spĂ©cialisĂ©es comme les clubs d’aĂ®nĂ©s. On y retrouve des sessions d’initiation Ă  l’ordinateur, Ă  la cybersĂ©curitĂ©, aux rĂ©seaux sociaux, aux arts plastiques, Ă  la photographie ou Ă  la musique.
  • UniversitĂ©s du temps libre et universitĂ©s inter‑âges : des Ă©tablissements comme l’UniversitĂ© permanente de Paris, l’UniversitĂ© du Temps Libre de Nantes ou encore l’UniversitĂ© du Temps Libre de Toulouse organisent des cycles de confĂ©rences, des cours de philosophie, d’histoire, de droit, de gĂ©opolitique ou de langues, Ă  tarifs modĂ©rĂ©s. Ă€ l’universitĂ©, un cursus de 30 heures pour seniors peut tourner autour de 300 â‚¬, ce qui reste accessible pour beaucoup de retraitĂ©s autonomes financièrement.
  • Programmes certifiants courts ou longs : certains organismes, comme IFOCOP (acteur de la formation professionnelle dans les mĂ©tiers tertiaires) ou les GRETA de l’Éducation nationale, proposent des titres professionnels accessibles aux plus de 50 ans. France Travail, avec le programme Atout Senior lancĂ© en 2023, vise par exemple Ă  former 1 000 seniors d’ici fin 2025 avec un objectif de 80 % de retour Ă  l’emploi.

Les domaines les plus recherchés par les retraités se concentrent sur des compétences immédiatement utiles ou motivantes :

  • Informatique et numĂ©rique : prise en main de Windows 11 ou de macOS, usage sĂ©curisĂ© d’Internet, gestion de mots de passe, achats en ligne, banque Ă  distance, visioconfĂ©rence avec Zoom ou Microsoft Teams.
  • Langues Ă©trangères : anglais pour voyager, espagnol pour des sĂ©jours en Espagne ou en AmĂ©rique latine, italien pour un projet de vacances de longue durĂ©e, souvent avec des outils comme Duolingo ou des cours en prĂ©sentiel.
  • Arts et loisirs crĂ©atifs : peinture, Ă©criture, théâtre, chant, permettant de structurer la semaine autour d’activitĂ©s stimulantes.
  • CrĂ©ation d’entreprise et micro‑entreprise : formations portĂ©es par des rĂ©seaux comme BGE, rĂ©seau d’accompagnement Ă  la crĂ©ation d’entreprise, ou des chambres de commerce et d’industrie, pour dĂ©clarer une activitĂ©, gĂ©rer sa comptabilitĂ© simplifiĂ©e, communiquer sur Facebook ou Instagram.
  • Formations de prĂ©paration Ă  la retraite : modules proposĂ©s en amont du dĂ©part, par des cabinets spĂ©cialisĂ©s en gestion de carrière, couvrant analyse de ses droits Ă  la retraite, projet de vie post‑carrière, impacts psychologiques et financiers. Leur structure est très utile pour penser des cycles de formation post‑retraite.

À notre avis, la clé pour un retraité consiste à combiner un format souple (MOOC, ateliers courts) avec, si besoin, un programme plus structuré de type certificat, pour ceux qui envisagent réellement une reconversion après la retraite ou un retour à l’emploi partiel.

CPF, retraite et financement de sa formation après 60 ans #

Le Compte Personnel de Formation (CPF) reste l’outil central pour financer une formation professionnelle avant et autour du dĂ©part Ă  la retraite. Juridiquement, le CPF est alimentĂ©, pour un salariĂ© Ă  temps plein, Ă  hauteur de 500 â‚¬ par an, plafonnĂ©s Ă  5 000 â‚¬. Certains publics, notamment les personnes peu qualifiĂ©es, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’un plafond portĂ© Ă  8 000 â‚¬. Depuis le lancement de l’application Mon Compte Formation en novembre 2019, plus de 4,53 millions de dossiers ont Ă©tĂ© acceptĂ©s, reprĂ©sentant près de 6 milliards d’euros dĂ©pensĂ©s, avec un montant moyen par formation d’environ 1 334 â‚¬.

Le point clĂ© pour les retraitĂ©s se situe sur l’articulation entre CPF et retraite. Le principe gĂ©nĂ©ral repose sur les règles suivantes :

  • Le CPF est utilisable jusqu’au dĂ©part Ă  la retraite pour financer une formation en lien avec un projet professionnel ou de reconversion.
  • Une fois en retraite complète, sans activitĂ©, le compte n’est plus alimentĂ©, et les droits ne peuvent plus, en principe, ĂŞtre mobilisĂ©s pour une formation purement personnelle.
  • En cas de cumul emploi-retraite, autrement dit si vous percevez une pension tout en exerçant une activitĂ© professionnelle, vous pouvez continuer Ă  acquĂ©rir des droits CPF, tant que vous n’avez pas atteint 67 ans et que la formation s’inscrit dans un objectif professionnel.
  • Au‑delĂ  de 67 ans, les droits CPF cessent d’être mobilisables, mĂŞme en cas de poursuite d’activitĂ©, conformĂ©ment aux textes relayĂ©s par le ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion et aux analyses juridiques rĂ©centes.

Depuis 2024‑2025, un mĂ©canisme de reste Ă  charge obligatoire a Ă©tĂ© instaurĂ© pour les titulaires de CPF : toute personne mobilisant son compte doit, thĂ©oriquement, payer au minimum 102,23 â‚¬ sur ses fonds propres, sauf prise en charge par l’employeur ou un OPCO (opĂ©rateur de compĂ©tences). Ce reste Ă  charge peut ĂŞtre remboursĂ© ou pris en charge dans le cadre d’un accord d’entreprise, d’un plan de dĂ©veloppement des compĂ©tences ou d’un dispositif d’aide complĂ©mentaire.

Pour les retraitĂ©s, d’autres pistes de financement existent et mĂ©ritent d’être explorĂ©es de manière systĂ©matique :

  • Dispositifs rĂ©gionaux : certaines rĂ©gions, comme la RĂ©gion Grand Est, ont mis en place des abondements CPF spĂ©cifiques pour les demandeurs d’emploi seniors, ou des aides Ă  la reconversion pour les plus de 55 ans.
  • France Travail : pour les retraitĂ©s qui perçoivent une pension et se rĂ©inscrivent comme demandeurs d’emploi, des aides Ă  la formation peuvent ĂŞtre mobilisĂ©es, notamment via l’Aide Individuelle Ă  la Formation (AIF).
  • UniversitĂ©s et organismes publics : les universitĂ©s du temps libre, les universitĂ©s inter‑âges, les centres sociaux municipaux proposent des tarifs rĂ©duits, voire des gratuitĂ©s, pour les plus de 60 ans.
  • Associations : des structures comme EmmaĂĽs Connect ou certaines associations de mĂ©diation numĂ©rique offrent des formations aux outils digitaux pour des sommes très modiques, parfois subventionnĂ©es par des collectivitĂ©s ou par des entreprises comme Orange, opĂ©rateur tĂ©lĂ©com.

Notre avis, très concret : pour optimiser vos droits, mieux vaut vĂ©rifier votre CPF sur la plateforme officielle au moins deux ans avant votre dĂ©part prĂ©visionnel, anticiper les dĂ©lais administratifs (au moins 11 jours ouvrĂ©s entre la demande et le dĂ©but de la formation) et Ă©viter d’attendre la dernière annĂ©e avant la retraite. Cette anticipation laisse le temps de construire un projet cohĂ©rent, surtout si vous envisagez un cumul emploi‑retraite ou une micro‑entreprise.

Les bénéfices cognitifs, sociaux et psychologiques de la formation à la retraite #

Au‑delĂ  de l’aspect Ă©conomique, la formation pour retraitĂ©s s’impose comme un vĂ©ritable levier de santĂ© mentale et de bien‑être global. De nombreuses Ă©tudes en neurosciences cognitives, menĂ©es par des Ă©quipes comme celles de l’Inserm ou de l’UniversitĂ© de Caen Normandie, montrent que l’engagement rĂ©gulier dans des activitĂ©s intellectuelles complexes – apprentissage d’une langue, rĂ©solution de problèmes, participation Ă  des ateliers crĂ©atifs – peut contribuer Ă  retarder l’apparition de troubles cognitifs liĂ©s Ă  l’âge. L’idĂ©e de rĂ©serve cognitive est centrale : plus nous sollicitons notre cerveau, plus nous prĂ©servons nos capacitĂ©s.

Pour un retraité, suivre une formation structurée crée un cadre qui stimule les fonctions exécutives (planification, attention, mémoire de travail). Un cycle de cours hebdomadaire en anglais conversationnel ou une formation de 6 mois à l’utilisation avancée d’Internet mobilisent des compétences variées, du langage à la mémoire, en passant par la motricité fine (saisie au clavier, utilisation d’une tablette). Nous voyons aussi une réduction du sentiment de déclin, car les participants prennent conscience de leur capacité à apprendre encore, même après 65 ou 70 ans.

  • BĂ©nĂ©fice cognitif clĂ© : ralentissement possible du dĂ©clin de certaines fonctions, sentiment de maĂ®trise renforcĂ©, meilleure gestion des tâches du quotidien numĂ©rique.
  • BĂ©nĂ©fice Ă©motionnel : fiertĂ© de rĂ©ussir une certification, un examen de langue, ou de mener Ă  terme un projet collectif, ce qui soutient l’estime de soi.

Sur le plan social, la formation agit comme un antidote puissant Ă  la solitude. Des groupes de retraitĂ©s qui suivent, par exemple, un module d’initiation Ă  l’informatique dans une mĂ©diathèque de Rennes, en Bretagne, montent parfois des projets collaboratifs : journal de quartier publiĂ© sur un blog WordPress, chaĂ®ne YouTube consacrĂ©e au patrimoine local, ateliers d’aide numĂ©rique pour d’autres seniors. Ces dynamiques crĂ©ent des communautĂ©s d’apprentissage intergĂ©nĂ©rationnelles, oĂą des Ă©tudiants plus jeunes accompagnent des retraitĂ©s sur des sujets techniques, dans le cadre de programmes de tutorat.

Nous insistons sur la dimension identitaire : la formation permet de continuer Ă  se sentir utile, compĂ©tent, lĂ©gitime. Pour une ancienne infirmière de Marseille, rĂ©gion Provence‑Alpes‑CĂ´te d’Azur, suivre une formation Ă  la gestion de projet associatif via une plateforme comme Moodle lui a permis de structurer un programme de visites de convivialitĂ© auprès de personnes âgĂ©es isolĂ©es. Elle se dĂ©finit Ă  nouveau par ses compĂ©tences et ses contributions, non uniquement par son statut de retraitĂ©e.

  • Point Ă  retenir : se former Ă  la retraite nourrit Ă  la fois le cerveau, le rĂ©seau social et le sentiment de sens, trois piliers documentĂ©s de la longĂ©vitĂ© en bonne santĂ©.

Témoignages inspirants de retraités qui se forment #

Pour donner de la chair aux statistiques, nous pouvons nous appuyer sur plusieurs portraits, issus de retours de terrain d’organismes de formation et de structures d’accompagnement comme France Travail ou des universités permanentes.

  • Claire Martin, ancienne cadre marketing Ă  Paris : Ă  63 ans, elle dispose d’un CPF abondant, proche du plafond de 5 000 â‚¬. En 2024, elle s’inscrit Ă  une formation certifiante en coaching professionnel de 9 mois, dispensĂ©e par un institut spĂ©cialisĂ© reconnu par la FĂ©dĂ©ration Internationale de Coaching (ICF). Le coĂ»t total est de 4 200 â‚¬, financĂ© quasi intĂ©gralement par son CPF, avec un reste Ă  charge de 102,23 â‚¬. Ă€ 64 ans, elle crĂ©e une activitĂ© de coach indĂ©pendante sous le statut de micro‑entreprise, en cumul emploi‑retraite. Elle accompagne des jeunes managers de start‑up de la French Tech Paris‑Saclay.
  • Jean‑Luc Bernard, ancien ouvrier dans l’industrie automobile Ă  Douai, Hauts‑de‑France : après un dĂ©part anticipĂ©, il se sent dĂ©connectĂ© des outils numĂ©riques. Il suit une formation de 70 heures Ă  la crĂ©ation de sites internet avec WordPress, proposĂ©e par un organisme rĂ©gional labellisĂ© QUALIOPI, cofinancĂ©e par le Conseil rĂ©gional des Hauts‑de‑France. Il lance ensuite un blog très frĂ©quentĂ© sur le bricolage domestique, monĂ©tisĂ© via les programmes d’affiliation d’Amazon France.
  • Marie et AndrĂ© Dubois, couple de retraitĂ©s Ă  Grenoble, Auvergne‑RhĂ´ne‑Alpes : ils dĂ©cident, en 2023, de suivre deux formations en parallèle : une formation en espagnol B1 Ă  l’UniversitĂ© Inter‑Âges de Grenoble et un module en ligne de gestion de projet sur Coursera, adossĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Californie Ă  Irvine. Leur objectif : organiser des voyages solidaires en AmĂ©rique du Sud. En 2025, ils montent un partenariat avec une ONG locale au PĂ©rou, et encadrent des sĂ©jours de volontariat pour des groupes de Francophones.
  • Sonia Perez, 68 ans, bĂ©nĂ©vole Ă  Lille, Hauts‑de‑France : engagĂ©e dans une association d’aide alimentaire, elle suit une formation Ă  distance en communication digitale et gestion de projet financĂ©e via un dispositif d’économie sociale et solidaire. Elle structure la prĂ©sence de l’association sur Facebook et Instagram, augmente de 40 % les dons en ligne en un an, et forme d’autres bĂ©nĂ©voles au numĂ©rique.

Ces rĂ©cits montrent un schĂ©ma rĂ©current :

  • Un point de dĂ©part clair : besoin de revenus complĂ©mentaires, dĂ©sir de transmettre, volontĂ© de voyager autrement, envie de comprendre le numĂ©rique.
  • Un choix de formation adaptĂ© : durĂ©e raisonnable, rythme compatible avec la vie quotidienne, organisme sĂ©rieux, mode de financement sĂ©curisĂ©.
  • Des compĂ©tences identifiĂ©es : numĂ©riques, linguistiques, relationnelles, organisationnelles, transfĂ©rables dans plusieurs contextes.
  • Un impact concret : nouvelle activitĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e, projets associatifs renforcĂ©s, rĂ©seau social Ă©largi, sentiment d’accomplissement renouvelĂ©.

Ă€ nos yeux, ce type de tĂ©moignage vaut autant qu’une campagne institutionnelle : il rassure, motive et dĂ©montre que le passage Ă  l’action est possible, mĂŞme en ayant quittĂ© la vie professionnelle depuis plusieurs annĂ©es.

Erreurs à éviter lorsqu’on choisit une formation à la retraite #

Le marchĂ© de la formation, très dynamique – avec 27,6 milliards d’euros consacrĂ©s Ă  la formation professionnelle en France, toutes sources confondues – attire aussi des acteurs de qualitĂ© variable. Pour un retraitĂ©, certaines erreurs pèsent particulièrement lourd, financièrement et moralement. Nous en identifions plusieurs, que nous voyons revenir frĂ©quemment.

  • Choisir une formation non adaptĂ©e Ă  son niveau ou Ă  son rythme : se lancer dans un cursus intensif de dĂ©veloppement web de 900 heures sans base informatique peut gĂ©nĂ©rer dĂ©couragement et fatigue, surtout en cas de contraintes de santĂ©. Il vaut mieux privilĂ©gier des modules progressifs, avec une pĂ©dagogie pensĂ©e pour le public senior, des pauses, des supports imprimĂ©s et un accompagnement individualisĂ©.
  • S’inscrire auprès d’un organisme peu fiable : certains acteurs non certifiĂ©s ou mal rĂ©fĂ©rencĂ©s profitent du CPF pour vendre des formations gĂ©nĂ©riques peu utiles. L’absence de certification QUALIOPI, d’avis vĂ©rifiĂ©s ou de rĂ©fĂ©rences claires doit alerter. Un organisme sĂ©rieux prĂ©sente ses rĂ©sultats (taux de satisfaction, taux de certification, taux de retour Ă  l’emploi) comme le fait, par exemple, IFOCOP avec un taux de retour Ă  l’emploi supĂ©rieur Ă  80 %.
  • Ignorer les règles de financement : beaucoup de seniors pensent pouvoir utiliser le CPF indĂ©finiment, alors que son usage est limitĂ© Ă  certains âges et encadrĂ© par la notion de projet professionnel. MĂ©connaĂ®tre le plafond, le reste Ă  charge de 102,23 â‚¬, les dĂ©lais administratifs de Mon Compte Formation ou les limites d’âge peut conduire Ă  des restes Ă  payer importants ou Ă  un refus de prise en charge.
  • Ne pas clarifier ses objectifs : se lancer dans une formation longue alors que l’objectif rĂ©el est simplement de mieux gĂ©rer ses photos de famille sur une tablette entraĂ®ne une inadĂ©quation entre le besoin et la rĂ©ponse. Ă€ l’inverse, choisir une courte initiation, alors que l’on vise une reconversion sĂ©rieuse, risque d’être insuffisant.

Nous conseillons d’utiliser une grille de lecture simple pour Ă©valuer une formation pour retraitĂ©s :

  • ÉligibilitĂ© CPF ou autres financements : la formation figure‑t‑elle sur le catalogue officiel ? Des abondements rĂ©gionaux existent‑ils pour votre tranche d’âge ?
  • CrĂ©dibilitĂ© de l’organisme : certification QUALIOPI, anciennetĂ©, secteur d’activitĂ©, bilan chiffrĂ©, partenariats (avec des universitĂ©s, France Travail, des rĂ©gions).
  • AccessibilitĂ© aux publics seniors : horaires, modalitĂ©s hybrides ou Ă  distance, accompagnement individuel, prise en compte de rythmes d’apprentissage variĂ©s.
  • Alignement avec un projet global de vie : la formation s’inscrit‑elle dans une vision plus large de votre retraite (voyages, bĂ©nĂ©volat, entrepreneuriat, prolongation d’activitĂ©) ou sert‑elle seulement Ă  occuper du temps ?

À notre sens, une formation réussie à la retraite est une brique d’un projet de vie global, non une simple activité de remplissage. C’est cette cohérence qui maximise le retour sur investissement, financier comme psychologique.

Ressources pratiques et étapes pour passer à l’action #

Pour transformer une intention en action concrète, nous suggérons de vous appuyer sur un écosystème de ressources déjà bien structuré, qui couvre la quasi‑totalité des besoins des seniors en matière de formation. L’enjeu consiste à articuler ces ressources, non à les multiplier.

  • Plateformes de formation en ligne : FUN‑MOOC pour les cours universitaires francophones, OpenClassrooms pour le numĂ©rique et la reconversion, Coursera et edX pour des programmes internationaux adossĂ©s Ă  des universitĂ©s comme Stanford University ou le MIT.
  • Sites officiels sur le CPF : l’application Mon Compte Formation permet de consulter vos droits en euros, de rechercher une formation Ă©ligible, de s’inscrire et de payer en ligne, avec un dĂ©lai lĂ©gal minimal de 11 jours ouvrĂ©s entre l’acceptation de l’offre et le dĂ©but du parcours.
  • Portails gouvernementaux : les sites du ministère du Travail, de la DREES, de l’INSEE ou du Conseil d’Orientation des Retraites offrent des Ă©clairages sur les tendances, l’emploi des seniors et l’évolution du système de retraite.
  • Dispositifs dĂ©diĂ©s aux plus de 50 ans : le programme Atout Senior de France Travail ou les parcours rĂ©gionaux d’accompagnement Ă  la reconversion des 50‑60 ans, associant bilan de compĂ©tences, ateliers collectifs et formations certifiantes.
  • RĂ©seau local : universitĂ©s du temps libre, universitĂ©s inter‑âges, centres sociaux, MJC, mĂ©diathèques, associations de quartier, qui proposent des cycles dĂ©diĂ©s aux retraitĂ©s, souvent Ă  coĂ»ts rĂ©duits, subventionnĂ©s par des municipalitĂ©s comme Toulouse, Nantes ou Bordeaux.

Pour structurer une dĂ©marche pragmatique, nous recommandons une mĂ©thodologie en quatre temps, simple et robuste :

  • 1. Clarifier ses envies et ses besoins : souhaitez‑vous avant tout un loisir intellectuel, une reconversion, un complĂ©ment de revenus, une montĂ©e en compĂ©tences numĂ©riques ou un engagement associatif plus structurĂ© ?
  • 2. VĂ©rifier ses droits et aides : consulter vos droits sur Mon Compte Formation, contacter un conseiller France Travail si vous ĂŞtes en recherche d’activitĂ©, explorer les aides rĂ©gionales spĂ©cifiques aux seniors.
  • 3. SĂ©lectionner quelques organismes sĂ©rieux : comparer 3 ou 4 options, vĂ©rifier la certification QUALIOPI, analyser les avis d’anciens stagiaires, demander un entretien prĂ©alable avec un conseiller pĂ©dagogique.
  • 4. Commencer par une formation courte “test” : un module de 10 Ă  20 heures en prĂ©sentiel ou en ligne permet de se remettre dans le bain, de valider sa capacitĂ© Ă  suivre une formation et d’ajuster le rythme.

À notre avis, cette approche graduée limite les risques d’abandon, tout en vous donnant rapidement des résultats tangibles, qu’il s’agisse de mieux utiliser un smartphone, de tenir une conversation de base en anglais ou de formaliser un projet d’activité indépendante.

Transformer la retraite en projet d’apprentissage continu #

La formation pour retraitĂ©s n’a plus rien d’un luxe rĂ©servĂ© Ă  quelques passionnĂ©s. Dans un contexte oĂą la part des plus de 65 ans atteint dĂ©jĂ  plus de 22 % de la population française, selon les estimations de dĂ©but 2025, et oĂą le système de retraite fait face Ă  un dĂ©ficit mesurĂ© Ă  0,1 % du PIB, nous voyons au contraire se dessiner une nouvelle norme : celle d’une retraite envisagĂ©e comme un projet d’apprentissage continu.

Nous sommes convaincus qu’il est possible de concilier plaisir, utilitĂ© et sĂ©curitĂ© financière grâce Ă  des formations adaptĂ©es aux seniors : qu’elles soient professionnelles, culturelles, numĂ©riques ou artistiques. Le CPF offre un levier puissant, dans un cadre d’utilisation prĂ©cis – projet professionnel, limites d’âge, reste Ă  charge – mais il n’épuise pas les possibilitĂ©s : programmes rĂ©gionaux, actions de France Travail, universitĂ©s du temps libre, associations et mĂ©diathèques composent un Ă©cosystème riche, souvent sous‑utilisĂ©.

  • Message central : se former Ă  la retraite, c’est se donner les moyens d’habiter pleinement cette phase de vie, plutĂ´t que de la subir.

La prochaine Ă©tape peut ĂŞtre très simple : identifier un premier domaine que vous aimeriez explorer – numĂ©rique, langue Ă©trangère, art, crĂ©ation d’activitĂ©, bĂ©nĂ©volat organisĂ© – puis utiliser les ressources Ă©voquĂ©es pour repĂ©rer une première formation courte, Ă  votre mesure. Une fois ce premier pas franchi, l’expĂ©rience montre que beaucoup de retraitĂ©s enchaĂ®nent avec d’autres modules, construisant peu Ă  peu un vĂ©ritable parcours d’apprentissage tout au long de la vie, qui redonne du sens et ouvre de nouvelles perspectives, bien après la dernière fiche de paie.

đź”§ Ressources Pratiques et Outils #

📍 Formation Retraite à Paris

Groupe Lexom
Formation : « Préparer sereinement sa retraite »
Lieu : Paris – 75000
Dates : session du 13 octobre 2025 au 14 octobre 2025
Tarif : sur devis – Obtenir un devis Gratuit
Contact : formulaire de contact disponible sur le site.

🛠️ Outils et Calculateurs

Compte Personnel de Formation (CPF)
Utilisez le CPF pour financer vos formations. Consultez vos droits sur moncompteformation.gouv.fr.

👥 Communauté et Experts

Ifocop – Programme Atout Senior
Formation pour les plus de 50 ans, avec 22 formations mĂ©tiers certifiantes. Plus d’infos sur ifocop.fr.
France Travail – Co-porteur du programme Atout Senior. Plus de détails sur francetravail.fr.

💡 Résumé en 2 lignes :
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