Retraite TNS : fonctionnement, droits et conseils pour travailleurs non-salariés

📋 En bref

  • La retraite TNS concerne les droits à la retraite des travailleurs non-salariés, rattachés au régime général depuis 2018.
  • Les cotisations sont basées sur le revenu professionnel, entraînant des pensions souvent inférieures à celles des salariés.
  • Sans épargne volontaire, l'écart de pension entre TNS et salariés se maintient ou se creuse.

Plan d’Article Détailé : Retraite TNS – Guide Complet pour les Travailleurs Non-Salariés #

Qu’est-ce que la retraite TNS ? #

La retraite TNS désigne l’ensemble des droits à la retraite de base et complémentaire des travailleurs non-salariés : artisans, commerçants, professions libérales, gérants majoritaires de SARL, mais aussi une partie des auto-entrepreneurs qui relèvent du régime des indépendants. Depuis la disparition du Régime Social des Indépendants (RSI) en 2018, ces assurés sont progressivement rattachés au régime général pour la retraite de base, géré par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) et les CARSAT régionales, tandis que certaines professions libérales restent affiliées à la CNAVPL et à la CIPAV pour la retraite complémentaire.

La spécificité majeure de la retraite TNS tient au fait que les cotisations vieillesse sont calculées sur le revenu professionnel (bénéfice ou rémunération du gérant) et non sur un salaire classique, avec des taux adaptés aux indépendants. Les cotisations sociales sont recouvrées par l’URSSAF, qui applique un barème intégrant la retraite de base, la retraite complémentaire, la maladie-maternité, ainsi que la CSG-CRDS.

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  • URSSAF : organisme de recouvrement des cotisations sociales des TNS.
  • SSI (Sécurité sociale des indépendants) : intégrée au régime général, gère la protection sociale des artisans et commerçants.
  • CNAVPL et CIPAV : caisses des professions libérales pour la retraite de base et complémentaire.
  • Auto-entrepreneurs : relèvent du micro-social avec des taux forfaitaires appliqués au chiffre d’affaires.

Sur le plan du niveau de vie, les écarts sont significatifs. Selon les données consolidées par l’Assurance retraite et l’Insee pour l’horizon 2024-2025, la pension moyenne d’un indépendant (hors majorations familiales) se situe généralement entre 1 000 € et 1 500 € bruts par mois, quand la pension moyenne globale des retraités en France avoisine 1 530 € bruts par mois en 2025. Nous en tirons une conclusion nette : sans épargne volontaire structurée, l’écart de pension entre un TNS et un salarié du secteur privé tend à se maintenir, voire à se creuser.

Pour illustrer la différence de mécanisme, prenons le cas d’un artisan établi à Lyon, région Auvergne-Rhône-Alpes, déclarant 40 000 € de revenu professionnel annuel. Ses cotisations retraite sont assises sur ce bénéfice, après application éventuelle des règles d’assiette sociale, avec un taux proche de 17,75 % pour la retraite de base en 2025 sur la tranche jusqu’à 1 PASS (soit 47 100 €). Un salarié payé au SMIC à temps plein, environ 21 000 € nets annuels en 2025, cotise via son employeur au régime général et à une caisse complémentaire AGIRC-ARRCO, avec une part salariale et une part patronale bien plus élevée globalement, ce qui produit, à carrière comparable, une pension souvent plus favorable au salarié.

Les modalités de cotisation pour les TNS #

Le calcul des cotisations retraite TNS repose sur le revenu professionnel net, déclaré auprès de l’URSSAF, et non sur un salaire brut comme pour les salariés. Pour les artisans et commerçants affiliés à la SSI, les taux 2025 publiés sur le portail entreprendre.service-public.fr précisent, pour la retraite de base, un taux de 17,87 % sur la fraction de revenu jusqu’à 47 100 € (1 PASS 2025), puis 0,72 % au-delà. Pour la retraite complémentaire des indépendants (RCI), les textes issus de la réforme prévoient, à compter des revenus 2025, des taux autour de 8,1 % jusqu’à 1 PASS et 9,1 % entre 1 et 4 PASS.

Les cotisations minimales restent un point sensible pour les premières années d’activité. Pour les créateurs en 2025, le site service-public.fr indique un forfait retraite de base d’environ 1 588 € et un forfait de retraite complémentaire autour de 626 € pour une installation en 2025, quand aucune année de référence n’est disponible. Le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) est fixé à environ 47 100 € en 2025, ce qui conditionne les seuils de calcul des cotisations et des droits. Les cotisations minimales pour les TNS restent corrélées à une assiette voisine de 40 % du PASS, soit un revenu plancher estimé à environ 18 840 €.

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  • Taux retraite de base 2025 : 17,87 % jusqu’à 1 PASS, 0,72 % au-delà.
  • Taux RCI 2025 : 8,1 % jusqu’à 1 PASS, 9,1 % de 1 à 4 PASS.
  • Cotisations forfaitaires début d’activité 2025 : 1 588 € base, 626 € complémentaire.
  • PASS 2025 : environ 47 100 €.

Les déclarations se font via la Déclaration Sociale des Indépendants (DSI), aujourd’hui intégrée à la déclaration de revenus professionnels en ligne, et utilisée par l’URSSAF pour ajuster les appels provisionnels. Pour un TNS déclarant 50 000 € de revenu professionnel en 2024, les cotisations obligatoires 2025 se situent, retraitement fait, autour de 8 500 € pour la seule partie retraite (base + complémentaire), si l’on prend en compte un taux global vieillesse voisin de 17 % à 18 %. Nous estimons que cette charge, proportionnellement élevée, justifie une gestion de trésorerie très fine.

La réforme de l’assiette sociale, introduite par la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, prévoit, à compter de la déclaration des revenus 2025 (donc en 2026), une assiette unique avec un abattement forfaitaire de 26 % sur le revenu professionnel, comme l’analysent des cabinets comme TGS France ou Exentys. Cette harmonisation simplifie le calcul, mais modifie la répartition des charges entre retraite et autres branches. Nous conseillons aux TNS d’anticiper cette réforme en simulant, en 2025, l’impact sur leurs cotisations 2026, quitte à jouer sur le timing de certaines charges (investissements, rémunération, dividendes pour les gérants) pour lisser les effets.

Comment calculer sa retraite en tant que TNS ? #

Le mécanisme de calcul de la retraite de base des TNS est désormais étroitement aligné sur celui du régime général. La formule standard reste : pension annuelle = Salaire Annuel Moyen (SAM) × taux de liquidation × (durée d’assurance TNS / durée d’assurance requise). Le Salaire Annuel Moyen, pour les indépendants, est en réalité une moyenne des revenus revalorisés des meilleures années, dans la limite du PASS, comme pour les salariés. Le taux plein atteint 50 % si les conditions sont réunies.

Les paramètres 2025, issus de la réforme des retraites de 2023, sont les suivants :

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  • Âge légal : 64 ans pour les générations les plus récentes, avec montée progressive depuis 62 ans.
  • Durée d’assurance requise : entre 166 et 172 trimestres selon l’année de naissance, 172 trimestres (43 ans) pour les personnes nées après 1965.
  • Taux plein automatique : à 67 ans, même en cas de trimestres manquants.
  • Décote : 1 % par trimestre manquant pour les 12 premiers trimestres, puis 1,25 % au-delà, ce qui correspond à une réduction pouvant aller jusqu’à 25 % du taux.

Supposons un TNS ayant un SAM de 30 000 € et totalisant 172 trimestres d’assurance tous régimes confondus. Sa retraite de base théorique serait : 30 000 × 50 % = 15 000 € par an. Si nous retenons le scénario de l’article-type avec une estimation de 12 500 €, cela correspond en réalité à l’impact des plafonds, des années incomplètes ou d’une partie de carrière à revenus plus faibles. Si ce même travailleur ne valide que 150 trimestres, la fraction durée d’assurance / durée requise devient 150 / 172 ≈ 0,87, ce qui conduit à une pension proratisée à environ 87 % de la pension potentielle, hors décote supplémentaire éventuelle liée au taux.

Notre recommandation est claire : utiliser systématiquement un simulateur officiel, comme ceux de l’Assurance retraite ou du portail Info Retraite, pour intégrer l’ensemble des régimes (CIPAV, CNAVPL, CNAV, régimes salariés éventuels) et mesurer précisément l’impact des années incomplètes. Les dispositifs de carrière longue, permettant un départ avant 64 ans pour ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans, continuent de s’appliquer aux TNS, sous réserve de justifier d’un certain nombre de trimestres cotisés en début de carrière. Nous estimons que les indépendants ayant démarré leur activité très tôt (apprentissage artisanal, reprise d’un commerce familial) ont un intérêt décisif à faire analyser leur situation par un expert ou par leur CARSAT régionale, dès 55 ans.

Les régimes complémentaires et leur rôle #

La retraite complémentaire représente un pilier stratégique pour les TNS, car la retraite de base seule ne suffit que rarement à maintenir le niveau de vie. Pour les artisans et commerçants, le Régime Complémentaire des Indépendants (RCI), géré par le Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants (CPSTI), fonctionne en points. En 2025, la valeur de service du point RCI atteint environ 1,335 € par an, d’après des analyses comme celles d’Altis Conseil, ce qui permet d’estimer directement la rente annuelle sur la base du nombre de points acquis à vie.

En parallèle des régimes obligatoires, la montée en puissance du Plan d’Épargne Retraite (PER TNS), instauré par la loi PACTE de 2019, a profondément modifié la stratégie d’épargne des indépendants. Le plafond de déductibilité fiscale 2025 pour un TNS, proche de 87 135 €, combine 10 % du bénéfice imposable jusqu’à 8 PASS, plus une surcote de 15 % entre 1 et 8 PASS, avec un minimum d’environ 4 710 € de déduction même en cas de faible revenu. Cette capacité de déduction, nettement supérieure à celle d’un salarié, confère aux TNS un levier d’optimisation fiscale et patrimoniale considérable.

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  • RCI 2025 : système par points, valeur du point autour de 1,335 € par an.
  • PER TNS : déductibilité maximale proche de 87 135 € en 2025.
  • Plancher de déduction : environ 4 710 €, même en cas de faibles revenus.
  • Avantage TNS vs salarié : plafond de déduction PER plus élevé pour les indépendants.

Imaginons un consultant indépendant, affilié à la CNAVPL, basé à Paris, Île-de-France, avec un résultat professionnel de 120 000 € en 2025. En versant 20 000 € par an sur un PER individuel dédié TNS, auprès d’un assureur comme AXA France, acteur de l’assurance-vie et de la prévoyance, il déduit l’intégralité de cette somme de son revenu imposable dans la limite de son plafond. À une tranche marginale d’imposition à 41 %, l’économie d’impôt peut dépasser 8 000 € sur l’année, tout en constituant un capital retraite susceptible de générer une rente complémentaire de plusieurs centaines d’euros par mois à terme.

Pour les TNS déjà proches de l’âge légal et remplissant les conditions (âge au moins 64 ans, 172 trimestres validés, liquidation de toutes les pensions), le cumul emploi-retraite intégral est accessible sans plafond, ce qui autorise la poursuite d’une activité libérale ou commerciale tout en percevant les pensions complètes. Nous considérons que cette possibilité est largement sous-exploitée, alors qu’elle peut augmenter le revenu global de manière significative sur quelques années supplémentaires, notamment pour les professions à forte valeur ajoutée comme les médecins libéraux ou les experts-comptables.

Les erreurs à éviter pour une bonne préparation à la retraite TNS #

Une grande partie des écarts de pension observés entre TNS et salariés ne tient pas uniquement au régime, mais à des erreurs de gestion récurrentes. Nous en identifions au moins sept, qui reviennent constamment dans les dossiers analysés par les cabinets spécialisés en gestion de patrimoine ou par les caisses régionales.

  • Négliger les cotisations minimales : certains TNS, notamment des auto-entrepreneurs ou des gérants de petites structures, tolèrent plusieurs années à très faibles revenus déclarés, ou se versent essentiellement des dividendes. Résultat, les trimestres ne sont pas tous validés, ou le nombre de points RCI reste très faible, ce qui conduit à une pension de base proche de 700 à 900 € par mois à terme.
  • Ignorer l’effet de la décote : une décote de 1 % à 1,25 % par trimestre manquant peut diminuer la pension de 15 à 25 % de manière définitive. Nous constatons souvent des départs précipités à 63 ou 64 ans, sans évaluer l’impact à vie de cette réduction.
  • Sous-estimer les 172 trimestres requis : l’allongement progressif à 43 ans de cotisation d’ici 2027 implique que les générations nées après 1965 doivent aligner une carrière quasi complète. Les années de faible activité ou d’interruption non rachetées pèsent lourd.
  • Oublier les régimes complémentaires : certains indépendants se contentent des régimes obligatoires, sans PER, sans contrat Madelin (pour les anciens contrats), ni immobilier locatif structuré, ce qui laisse leur pension globale dans la zone de 1 000 € par mois.
  • Ne pas anticiper les réformes : la réforme de 2023, puis celle de l’assiette sociale des TNS prévue après la déclaration des revenus 2025, modifient la durée d’assurance et les taux. Ne pas ajuster sa stratégie (par exemple, en intensifiant l’épargne entre 45 et 55 ans) fait perdre des marges de manœuvre.
  • Manquer d’épargne extra-retraite : selon des études relayées par l’Insee et des assureurs comme Gan Prévoyance, la pension moyenne TNS avoisine souvent 1 000 € par mois, ce qui reste insuffisant dans des métropoles comme Paris ou Lyon, où le loyer médian pour un T2 dépasse facilement 800 à 1 000 €.
  • Commettre des erreurs déclaratives URSSAF : mauvaises estimations de revenu, non-prise en compte de régularisations, retard de déclaration, entraînent des appels de cotisations brutaux, et parfois des pénalités.

Pour corriger ces dérives, nous préconisons des contre-mesures systématiques :

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  • Audit annuel des cotisations auprès de l’URSSAF, de la CPSTI et des caisses libérales, afin de vérifier le nombre de trimestres et de points.
  • Simulation de pension tous les 3 à 5 ans sur Info Retraite, en intégrant les hypothèses de carrière longue ou de cumul emploi-retraite.
  • Plan d’épargne pérenne dès l’âge de 40 ans, combinant un PER et, si possible, des actifs immobiliers locatifs ou des contrats de capitalisation.

Nous considérons très utile l’idée d’une checklist structurée pour permettre aux TNS de réaliser un auto-diagnostic. Cette checklist pourrait être proposée par des organisations comme la CPME, Confédération des Petites et Moyennes Entreprises, ou des réseaux d’experts-comptables, avec des rubriques : validation des trimestres, estimation de la pension à 62, 64 et 67 ans, capacité d’épargne annuelle, arbitrage dividendes/rémunération.

Les aides et dispositifs spécifiques pour renforcer la retraite des TNS

Le système offre plusieurs aides et dispositifs fiscaux destinés à corriger la faiblesse structurelle des pensions des indépendants. Les anciens contrats de type Madelin retraite, très utilisés par les professions libérales dans les années 2000, permettent toujours, pour les détenteurs, de bénéficier d’une déductibilité fiscale des cotisations du revenu professionnel, dans la limite de plafonds alignés sur ceux du PER. En 2025, la limite globale de déduction, proche de 87 135 € pour les TNS, reste valide pour ces enveloppes historiques.

Les nouvelles générations de contrats s’articulent autour du PER individuel et du PER d’entreprise quand le TNS emploie du personnel. Le plafond majoré TNS permet d’atteindre une déduction nettement supérieure à celle des salariés classiques, ce qui peut générer une hausse de pension future estimée à +30 % pour ceux qui l’utilisent pleinement, d’après des données de marché communiquées par des groupes comme BNP Paribas Cardif ou Crédit Agricole Assurances. Les statistiques sectorielles montrent toutefois que près de 70 % des TNS sous-exploitent ces dispositifs, laissant en jachère un potentiel d’épargne massif.

  • Contrats Madelin : réservés aux anciens souscripteurs, toujours déductibles.
  • PER TNS : dispositif central depuis 2019, avec plafond renforcé pour les indépendants.
  • ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) : réduction temporaire de certaines cotisations sociales pour les jeunes installés.
  • Cumul emploi-retraite : possible sans plafond si toutes les pensions sont liquidées et l’âge légal atteint.

Les études publiées par l’Insee et relayées par des institutions comme la Banque de France soulignent des disparités marquées entre secteurs : les artisans du bâtiment ou les commerçants de proximité ont souvent des parcours heurtés et des revenus irréguliers, avec une pension globale inférieure à 1 100 € mensuels, tandis que certaines professions libérales réglementées (notaires, médecins, avocats) atteignent plus souvent des niveaux de retraite supérieurs, grâce à des compléments d’épargne et à un maintien d’activité partielle au-delà de 65 ans. Nous considérons que les mesures annoncées par le gouvernement pour 2025-2027, visant à adapter davantage le régime TNS, vont dans le bon sens, mais qu’elles ne dispenseront jamais d’une épargne volontaire robuste.

Témoignages et retours d’expérience de TNS #

Pour mesurer concrètement l’effet des choix de carrière et d’épargne, nous nous appuyons sur des scénarios réalistes, inspirés des profils réels suivis par des cabinets de conseil et des caisses régionales.

  • Artisan menuisier, 55 ans, région Occitanie : installé à Toulouse depuis 1995, il totalise environ 150 trimestres validés, avec un revenu moyen de 32 000 € sur les 15 dernières années. Conseillé par son expert-comptable en 2020, il ouvre un PER TNS chez Groupama Gan Vie et y consacre 8 000 € par an. Les projections établies avec un conseiller en gestion de patrimoine estiment une hausse de sa pension globale de près de 40 % à l’horizon 2035, grâce à la combinaison rente PER + pension de base + RCI.
  • Médecin généraliste libérale, 62 ans, Provence-Alpes-Côte d’Azur : installée à Marseille depuis 1984, affiliée à la CARMF (caisse des médecins), elle a commencé à cotiser avant 20 ans. Grâce au dispositif de carrière longue, elle a pu partir à 60 ans avec un taux plein, tout en conservant une activité partielle en cumul emploi-retraite plafonné. Ses revenus combinés pension + activité libérale allégée dépassent 4 000 € nets par mois, preuve que la stratégie consistant à maintenir quelques consultations hebdomadaires peut être très rentable.
  • Auto-entrepreneur dans le e-commerce, 48 ans, Île-de-France : basé à Saint-Denis, il déclare un chiffre d’affaires moyen de 60 000 €. Alerté par sa banque, La Banque Postale, il renonce à rester trop longtemps sur des cotisations minimales au micro-social, qui ne validaient pas toujours 4 trimestres. En 2018, il bascule vers une entreprise individuelle classique, avec un résultat déclaré supérieur à 30 000 €, ce qui lui permet d’envisager une pension de l’ordre de 1 200 € par mois au lieu des 800 € initialement projetés.
  • Commerçant en alimentation, 66 ans, Nouvelle-Aquitaine : propriétaire d’une supérette à Bordeaux, il a liquidé ses droits à 64 ans, avec environ 168 trimestres. Grâce au cumul emploi-retraite intégral, il continue d’exploiter son commerce, avec un résultat net annuel de 25 000 €, tout en percevant une pension globale de 1 700 € par mois. Ses revenus totaux, supérieurs à 3 800 € mensuels, illustrent l’intérêt de ne pas cesser brutalement toute activité à l’âge légal.

Ces trajectoires, que nous jugeons emblématiques, convergent vers un enseignement commun : une stratégie efficace exige d’être formalisée idéalement dès 40 ans, avec un suivi régulier des droits, un dialogue continu avec l’URSSAF, les caisses de retraite et le cabinet d’expertise comptable. Les infographies produites par des groupes comme AG2R La Mondiale ou Malakoff Humanis montrent visuellement, avant et après optimisation, l’écart de pension selon que le TNS utilise ou non ses plafonds d’épargne retraite et corrige ses années incomplètes. Nous partageons cette vision : la pédagogie chiffrée reste l’outil le plus efficace pour déclencher l’action.

Conclusion : Synthèse et perspectives pour la retraite TNS #

La retraite TNS se caractérise par un double visage : d’un côté, des cotisations socialement adaptées, avec des taux ajustés au revenu et des dispositifs de soutien (ACRE, assiette allégée en début d’activité), de l’autre, une pension moyenne souvent limitée à 1 000 – 1 500 € bruts par mois, nettement en deçà de la moyenne nationale évaluée à 1 530 € bruts en 2025. Nous considérons que l’écart ne se résorbera que si les indépendants s’approprient pleinement les outils d’optimisation à leur disposition.

  • PER TNS et contrats Madelin existants comme levier principal de reconstitution de revenu.
  • Suivi trimestriel ou annuel des droits, via Info Retraite et les relevés de points RCI ou CNAVPL.
  • Anticipation des réformes 2025-2027, notamment l’assiette sociale unique avec abattement de 26 %.
  • Mobilisation du cumul emploi-retraite intégral lorsque les conditions sont réunies.

Nous invitons chaque TNS à simuler sa pension sur les outils officiels, à prendre contact avec son URSSAF et sa CARSAT ou caisse libérale, puis à bâtir, avec son conseiller habituel, une stratégie chiffrée qui articule cotisations obligatoires, épargne fiscale (PER), et actifs patrimoniaux. Agir dès aujourd’hui, même avec des montants modestes mais réguliers, reste la meilleure garantie pour transformer une retraite subie en retraite choisie.

🔧 Ressources Pratiques et Outils #

📍 GF Retraite – Audit et Optimisation Retraite TNS

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Prestations : Audit retraite, reconstitution de carrière, optimisation départ retraite TNS.
Tarifs : Étude retraite simple autour de 400–600 € TTC, Audit complet + accompagnement jusqu’à liquidation entre 900 et 1 500 € TTC.

🛠️ Outils et Calculateurs

Utilisez le simulateur MyPension XPER pour calculer votre plafond PER TNS 2025 : mypensionxper.com. Accès gratuit au simulateur, accompagnement payant (50–150 € TTC).

👥 Communauté et Experts

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💡 Résumé en 2 lignes :
Les TNS peuvent bénéficier de ressources variées pour optimiser leur retraite, incluant des audits spécialisés et des outils de simulation. Des experts comme GF Retraite et Origami&Co offrent des services adaptés aux besoins des indépendants.

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